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La dépeche Juin 2010

Daumazan-sur-Arize et sa région

Publié le 19/06/2010 08:10 | Xavier Lalu

Sabine, fabricante de « cosm-éthiques »

 Sabine Lagrillère et sa fille Ema dans son jardin ou poussent les herbes médicinales./Photo DDM. Xavier Lalu

 

Et si les cataplasmes et autres onguents de nos grands-mères revenaient sur le devant de la scène ? Relégués au rayon folklore par l'essor de l'industrie cosmétique, les produits de nos aïeux pourraient bien se refaire une santé. C'est en tout cas le pari que fait Sabine Lagrillère, une jeune femme de 30 ans demeurant à Daumazan-sur-Arize. Et ce n'est pas le goût de la nostalgie qui la motive mais bien la volonté de créer une gamme de cosmétiques naturels intitulée « Peau Ethic ». Comme son nom l'indique avec poésie, l'activité se veut en complet respect du développement durable. « Je m'intéresse à l'herboristerie depuis maintenant 10 ans. Après une formation par correspondance et quelques expériences professionnelles dans l'aromathérapie, j'ai décidé de me lancer il y a deux ans ». Elle devient propriétaire de cinq hectares de terre sur la commune et débute la culture de plantes médicinales qu'elle commence à transformer un an après. On imagine déjà les mauvaises langues dénoncer une pratique amateur et potentiellement dangereuse. Et pourtant, l'activité de Sabine n'a rien à envier aux produits industriels : « Je travaille avec l'institut Hysope qui permet aux producteurs comme moi de mettre en règle le processus de fabrication avec la réglementation instaurée par l'Agence Française de sécurité sanitaire des produits de santé. » En d'autres termes, les produits de Sabine répondent aux mêmes exigences que ceux des grands groupes de cosmétiques. La gamme proposée pour le moment est déjà étoffée avec une douzaine de produits allant de la crème de jour à l'huile de soins. « Tous les produits utilisés sont issus de l'agriculture biologique et ne contiennent pas de conservateurs ni de produits de synthèse. De plus j'essaye au maximum d'utiliser des produits locaux ». Un souci du développement durable qui lui a valu récemment la mention spéciale du prix Henri Verhnes, trophée régional récompensant les projets respectueux de l'environnement. La prochaine étape pour la jeune femme sera de trouver des lieux de commercialisation et de lancer un autre projet, celui d'un jardin écobotanique. « Je souhaite faire de mon jardin un lieu pédagogique ouvert aux écoles et au reste du grand public ». Dès septembre, elle animera des ateliers botaniques dans les classes et projette d'ouvrir son jardin l'année prochaine. « Je vais également me mettre en relation avec des conservatoires botaniques pour voir si avec des enfants, nous pouvons mener des opérations de replantations des nombreuses espèces menacées dans la région ». Mais avant de transmettre son virus de la main verte au milieu de son jardin, il faudra dégager le chemin communal qui en permet l'accès. Un premier chantier prévu dans les prochains mois.

Sabine Lagrillère vient de se lancer dans la production de produits cosmétiques naturels. Un projet récompensé par les trophées régionaux du développement durable.

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